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Je veux être contacté par un expertL’aléa sismique peut se définir comme la possibilité, pour un site donné, d’être exposé à des secousses telluriques caractérisées selon plusieurs données (accélération, intensité etc…)
Peu de zones sont exposées sur le territoire métropolitain à des secousses importantes.
Néanmoins, compte tenu de l’urbanisation croissante, ces séismes sont susceptibles de causer d’importants dégâts humains et matériels.
La Loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets est venue autoriser le gouvernement à modifier le Code de la construction et de l’habitation dans le but de « garantir des constructions plus sûres, plus saines, plus performantes dans leur consommation énergétique, plus respectueuses de l’environnement et plus résilientes face au changement climatique. »

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Je veux être contacté par un expertPartant de ce constat, une ordonnance n° 2022-1076 du 29 juillet 2022 visant à renforcer le contrôle des règles de construction a été publiée au Journal Officiel le 30 juillet 2022.
Cette ordonnance prévoyait de nouveaux outils pour faire respecter les règles pour des constructions neuves adaptées au changement climatique.
En application de cette ordonnance, un Décret n° 2023-1173 du 12 décembre 2023 vient modifier le régime des attestations à fournir lors du dépôt de permis de construire et lors de la déclaration d'achèvement des travaux pour certains projets de construction situés dans certaines zones soumises à un risque sismique ou dans une zone d'aléa moyen ou fort soumise à un risque de retrait-gonflement des sols argileux.
Quels sont les tenants et les aboutissants de ce Décret ?
Depuis le 1er janvier 2024, le dossier de permis de construire doit comporter une attestation de respect des règles parasismiques pour les bâtiments appartenant aux catégories d’importance suivantes, telles que définies à l’article R.563-3 du Code de l’Environnement :
Sont donc exclus les bâtiments appartenant à la catégorie I, c’est-à-dire ceux dont la défaillance ne présente qu'un risque minime pour les personnes ou l'activité économique (exemple : hangars, bâtiments agricoles).
L’article 3 de de l’arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » balaie plusieurs cas de figures. Ainsi :
L’article L.122-8 du Code de la Construction et de l’Habitation cadre les modalités de réalisation de l’attestation. Ainsi, nous dit l’article :
Un modèle d’attestation est disponible en annexe de l’arrêté du 22 décembre 2023. A défaut d’utiliser ce modèle, l’attestation doit contenir au moins :
b) Les références de l'opération de construction ;
c) Les coordonnées de la personne réalisant l'attestation ;
d) La zone sismique du bien et la catégorie du bâtiment ;
e) Les principales informations techniques permettant de justifier du respect, au stade de la conception, des règles de construction parasismiques prévues par l'article L. 563-1 du code de l'environnement.
Notons enfin qu’une étude de sol (aussi appelée étude géotechnique) est obligatoire dans l’hypothèse :
1° d’une vente d’un terrain constructible non bâti soumis à un risque de retrait-gonflement des argiles (L132-5 du Code de la Construction et de l’Habitation) et avant la conclusion de tout contrat ayant pour objet des travaux de construction ou la maîtrise d'œuvre d'un ou de plusieurs immeubles à usage d'habitation ou à usage professionnel et d'habitation ne comportant pas plus de deux logements (L.132-6 du Code de la Construction et de l’Habitation)
2° Dans certaines zones soumises à un plan de prévention des risques naturels ou technologiques.

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