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Je veux être contacté par un expertPour les demandes déposées le 31 décembre 2025, un changement important intervient pour certains dossiers d’urbanisme.
Pour les projets qui doivent faire l’objet d’une évaluation environnementale, le principe selon lequel l’absence de réponse de l’administration vaut accord n’est plus applicable.

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Je veux être contacté par un expertDésormais, si la mairie ne répond pas dans le délai d’instruction, cela signifie au contraire que le projet est refusé.
Cette évolution concerne notamment des projets de construction ou d’aménagement susceptibles d’avoir un impact notable sur l’environnement.
Ce changement résulte d’un décret du 29 décembre 2025 qui introduit un nouvel article dans le code de l’urbanisme.
Ce texte prévoit que, lorsque le projet entre dans le champ de l’évaluation environnementale, le silence de l’administration à l’issue du délai imparti est interprété comme une décision implicite de rejet.
Autrement dit, le porteur de projet ne peut plus se prévaloir d’une autorisation tacite pour ce type de dossier.
Il doit impérativement obtenir une décision écrite de non-opposition ou un permis de construire explicite pour pouvoir réaliser ses travaux en toute légalité.
Ce tournant s’explique par l’évolution du cadre juridique et par l’intervention du juge administratif.
Jusqu’alors, la règle générale pour les déclarations préalables était que le « silence vaut accord », avec quelques exceptions limitées.
Toutefois, le Conseil d’État a jugé que cette logique n’était pas compatible avec les exigences en matière d’évaluation environnementale pour certaines déclarations préalables.
En conséquence, le gouvernement a dû adapter les règles afin de les mettre en conformité avec le droit européen, qui impose un contrôle rigoureux des incidences des projets sur l’environnement.
Concrètement, ce nouveau régime impose davantage de vigilance à tous les acteurs.
Les services d’urbanisme doivent repérer, dès le dépôt du dossier, si le projet relève ou non de l’évaluation environnementale, afin d’appliquer le bon régime de silence et d’en informer clairement les demandeurs.
Les élus et les maîtres d’ouvrage doivent, de leur côté, intégrer que laisser le délai d’instruction s’écouler sans réaction n’est plus une stratégie possible pour ces projets. Il devient essentiel d’anticiper les délais, de fournir rapidement les pièces demandées et, si besoin, de contester un refus implicite ou de déposer une nouvelle demande mieux adaptée aux exigences environnementales.

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